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14/09/2013

LA BIBLE ET LES ANIMAUX

 LA BIBLE ET LES ANIMAUX

Jean Nakos

Il a été dit et écrit que la Bible n’est pas tendre envers les animaux. Le sang des animaux, surtout des animaux sacrifiés, traverse les textes bibliques comme un fleuve. Mais alors, est-ce que la Bible serait plus tendre envers les hommes ? Un autre grand fleuve traverse les textes. C’est celui du sang humain. Parfois les deux fleuves se réunissent et se confondent. Par exemple à Jéricho. « Aussitôt le peuple monta vers la ville, chacun devant soi, et ils s’emparèrent de la ville. Ils dévouèrent à l’anathème tout ce qui se trouvait dans la ville, hommes et femmes, jeunes et vieux jusqu’aux taureaux, aux moutons et aux ânes, les passant au fil de l’épée. » (Josué 6.21) « On brûla la ville et tout ce qu’elle comprenait sauf l’argent, l’or et les objets de bronze et de fer qu’on livra au trésor de la Maison de Yahvé. « (Josué 6.24) On remarquera que les animaux sont tués avec les hommes « passés au fil de l’épée ». Ils ne sont pas détruits avec les objets ni donnés au Trésor du Temple. Ce « jusqu’aux taureaux, aux moutons et aux ânes » est particulièrement significatif. La même chose arrive lors de la défaite de Benjaminites, ils passèrent au fil de l’épée la population de la ville et même le bétail et tout ce qu’ils rencontrèrent. » (Juges 20.48)

 

La Bible décrit sans illusion l’état dans lequel se trouve le monde. Cependant, les prophètes se lamentent sur l’état de la violence. S’il y a des fleuves de sang, il y a aussi des canaux de compassion aussi bien pour les hommes que pour les animaux. Les prophètes et le Christ se réfèrent à l’origine, au temps de la Genèse. Les prophètes et le fils de Dieu faisaient connaître aux hommes qu’il était temps pour le monde de refléter de nouveau les qualités que Dieu avait ordonnées à la Création. C'est-à-dire : amour, compassion et pitié. Pour toutes les créatures. (Ά Ninive Dieu répète qu’il se soucie de toutes les créatures. « Dieu dit à Jonas : ˝As-tu raison de te fâcher pour ce ricin ? ˝ Il répondit : ˝Oui, j’ai bien raison d’être fâché à mort. ˝ Le Seigneur repartit : ˝Toi, tu as de la peine pour ce ricin, qui ne t’a pas coûté aucun travail et que tu n’as pas fait grandir, qui a poussé en une nuit et en une nuit a péri. Et moi je ne serais pas en peine pour Ninive la grande ville, où il y a plus de cent mille êtres humains qui ne distinguent pas leur droite de leur gauche, ainsi qu’une foule d’animaux.˝ » - Jonas 4.11)

 

Ά l’origine, Dieu avait dit à l’homme et à la femme : « ˝Je vous donne toutes les herbes portant semence qui sont sur la surface de la terre, et tous les arbres qui ont de fruits portant semence : ce sera votre nourriture. Ά toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tous ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne pour nourriture toute la verdure des plantes˝ et il en fut ainsi » (Genèse 1.29-30) On remarquera que quand tout se passait comme Dieu l’avait ordonné, les animaux ne servaient pas de nourriture aux êtres humains ni à d’autres animaux. Les animaux devaient manger des herbes, des feuillages et des céréales ; les êtres humains des fruits et des noix. C’est plus tard, quand le péché a sévi dans le monde, que des êtres vivants non végétaux ont été comme nourriture aux hommes et à d’autres animaux. Il est impossible d’expliquer pourquoi, à l’origine, les êtres humains et les animaux pour subsister devaient manger des végétaux qui sont des créatures de Dieu, eux aussi. Il s’agit d’un mystère. Le grands compatissants ressentent le fait d’être obligés de manger même les végétaux car, pour eux, le monde végétal est sensible. Même les moines jaïnistes, qui professent et appliquent la non-violence absolue, mangent pour ne pas mourir. Que faire et que dire ? Reconnaissons d’abord que ni la science ni notre entendement ne peuvent éclaircir ce mystère. Ensuite, faisons ce qu’Albert Schweitzer préconisait. Si nous sommes dans la nécessité de sacrifier une vie, disait-il, nous devons chercher le pardon en secourant chaque fois que nous avons l’occasion, un être vivant en danger ou en état de nécessité.

 

En tout cas Genèse 1.29-30 établit l’état de grande parenté ontologique entre l’homme et l’animal. Ils ne devaient pas servir à nourriture l’un à l’autre parce qu’ils étaient très proches. La proximité ontologique de l’homme avec l’animal se confirme avec l’arche de Noé. Dans l’espace clos de l’arche, Noé et sa famille vécurent en harmonie avec toutes les espèces d’animaux. L’animal ne mangeait pas l’homme. L’homme ne mangeait pas l’animal. Les animaux ne se mangeaient pas entre eux. Dieu avait dit à Noé : « De ton côté , procure-toi de tout se qui se mange et fais en provision : cela servira de nourriture pour toi et pour eux. » (Genèse 6.21) « Tout qui se mange » était végétal ; « eux » c’étaient les animaux.

 

Fort bien, dira-t-on. Mais alors, les sacrifices ? Comment expliquer le sacrifice des premiers nés du troupeau offerts par Abel ? Comment expliquer le sacrifice offert par Noé à la sortie de l’Arche après le Déluge ?

 

Le Vocabulaire de Théologie biblique répond que les animaux « furent jugés dignes de constituer ordinairement la manière des sacrifices et de préfigurer ainsi la divine victime de la Nouvelle Alliance. » (Genèse 22.13 ; Exode 13.22) (Vocabulaire de la Théologie Biblique, Ėditions du Cerf, Paris, 1991, p. 67) Cette hypothèse est censée être flatteuse pour les animaux. Nous préférons, quant à nous, croire la parole des Prophètes qui ont proclamé que Dieu n’a pas demandé de rites sacrificiels (cf. Amos 5.21-22 ; Isaïe 1.11613, Jérémie 7.22). Car « Dieu n’a pas fait la mort, Il ne se réjouit pas de voire les êtres vivants. » (Sagesse 1.13) A ce stade, il serait pertinent de se référer à l’Ecclésiaste : « Prends garde à tes pas quand tu vas à la Maison de Dieu : approcher pour écouter vaut mieux que le sacrifice offert par les insensés, mais ils ne savent pas qu’ils font le mal. » (Ecclésiaste 4.17)

 

En ce qui concerne le sacrifice offert par Noé à la sortie de l’arche, il paraît être d’une singulière inconséquence. Pourquoi avoir pris la peine de préserver du Déluge les animaux pour les exterminer toute de suite après ? D’ailleurs le texte ne dit pas que c’est Dieu qui a demandé le sacrifice. Celui-ci ne serait-il pas plutôt une interpolation, une séquence ajoutée pour rehausser le prestige des sacrificateurs ? Grâce à cette séquence les sacrificateurs pourraient présenter Noé comme un sacrificateur en grande échelle.

 

Une chose est claire : il y a opposition entre les prophètes et les textes qui ont été inspirés par les sacrificateurs. Comme le disait si bien Janet Hyland : « Les derniers prophètes demandaient la réforme ou l’abolition de beaucoup de pratiques qui ont été sanctifiées. Néanmoins leur message a survécu dans les Ecritures. Comment expliquer cette survie sinon par le fait que leurs paroles ou leur écrits ont été préservés parce qu’ils s’adressent aux racines profondes du judaïsme. Ces prophètes n’avaient pas introduit des concepts nouveaux. Ils avaient réintroduit des thèmes qui venaient de l’origine, du temps de la Genèse. » (J. Hyland, « The Slaughter of the Terrified Beasts », cité par Jon Wynn-Tyson in « The Extended Circle », Cardinal Sphere Books, Londres 1990, p. 196) L’opposition entre prophètes et sacrificateurs, n’est pas un phénomène propre au judaïsme. On le retrouve aussi dans la tradition indienne. Il y a un contraste saisissant entre le magnifique poème métaphysique qui scrute l’origine du cosmos (Nasadihya Rig Veda X 129) et l’hymne qui établit le système des castes (Purusa, Rig Veda X 90) et la supériorité des sacrificateurs (brahmanes). Viennent ensuite les ″prophètes″ Parçvanâtra et Mahâvira et même Bouddha et s’élèvent contre les sacrifices. Ils introduisent, ou plutôt réintroduisent dans la sagesse indienne, le commandement suprême de non violence (ahimsâ). C’est une réintroduction car l’ancienne doctrine indienne (tout comme l’ancienne doctrine chinoise) implique la solidarité de tous les êtres. Ά ce sujet Albert Schweitzer cite l’Ayâram Gassuta, un texte jaïniste, datant probablement du troisième ou du quatrième siècle avant Jésus Christ, lequel proclame : « Tous les saints et les vénérables du passé, du présent et de l’avenir, tous disent, annoncent, proclament et déclarent : on ne doit tuer, ni maltraiter, ni injurier, ni tourmenter, ni pourchasser aucune sorte d’être vivant, aucune espèce d’animal, ni aucun être d’aucune sorte. Voilà le pur, éternel et constant précepte de la religion proclamé par les sages qui comprennent le monde. » (Albert Schweitzer, « Les grands prophètes de l’Inde », Petite Bibliothèque Payot, Paris 1962, p.65)

 

Il est peu contestable que le « rouge Niagara » du sang des animaux (Wilfred Monod) trouve sa justification aux versets 4.28 ; 9.1-3 et 9. 3-4 du Livre de la Genèse. Que pourrait-on dire aujourd’hui sur ces versets ? En ce qui concerne Genèse 1.21, le Conseil œcuménique des Eglises affirme : « Les expressions ˝dominer la terre˝ et l’˝assujettir˝ qui sont utilisées dans la Bible ont servi, pendant des siècles, à justifier les actes de destruction perpétrés contre l’ordre créé Nous nous repentons de cette violation et nous acceptons l’enseignement biblique selon lequel l’être humain, créé à l’image de Dieu, a une responsabilité particulière à assumer en tant que serviteur de Dieu : refléter Son amour qui crée et qui sustente, prendre soin de la création et vivre en harmonie avec elle. Nous affirmons que le monde, œuvre de Dieu, jouit d’une intégrité qui lui est inhérente. § Nous sommes résolus à nous opposer à l’idée que tout dans la création n’est que matière destinée à être exploitée par l’être humain. » (Rassemblement de Seoul, 5-12.6.1990) Quelle amélioration de la mentalité des chrétiens par rapport aux aberrations du passé ! Mais malheureusement ces très belles paroles n’ont pas été suivies de faits concrets.

 

Au sujet de Genèse 9.1-3 (« Soyez la crainte et l’effroi de tous les animaux… ») on peut dire que cette traduction donnée par la « Bible de Jérusalem » n’est plus considérée comme valable. D’autres traductions expriment le même passage de la façon suivante : « vous serez craints et redoutés… » Cette version a été retenue par la Traduction œcuménique de la Bible (T.O.B). Ainsi ce commandement inexistant cède la place à une prédiction, justifiée d’ailleurs par un des versets précédents dans lequel Dieu dit : « Les dessins du cœur de l’homme sont mauvais de son enfance. » (Genèse. 8.21) ou « de sa jeunesse » selon d’autres traductions. Nous voyons qu’un commandement qui n’a jamais existé est à la base de tant de souffrance animales et de la mentalité qui accepte, sans se poser de questions, tous les traitements cruels, depuis l’élevage intensif jusqu’aux expérimentations sur des animaux vivants et non anesthésiés.

 

Au verset 9.3, Dieu dit à Noé et à ses fils : « Tout ce qui se meut et possède la vie vous servira de nourriture. Je vous donne cela au même titre que la verdure des plantes. » Il s’agit d’une autorisation et non pas d’un commandement, d’une obligation. Si on avait posé la question à Jésus Christ : « Pourquoi donc Dieu a-t-il autorisé la consommation de viande animale ? » qui sait s’Il n’avait pas répondu comme à propos du divorce : « C’est en raison de votre dureté de cœur que Dieu vous a permis de manger des animaux mais dès l’origine il n’en fut pas ainsi. » cf. Genèse 1.29-30)

 

Pour clore le chapitre de Noé, il est important de souligner qu’après les passages défavorables aux animaux, « Dieu parle ainsi à Noé et à ses fils : ˝Voici que j’établis mon alliance avec vous et avec vos descendants après vous  et avec tous les êtres animés qui sont avec vous: oiseaux, bestiaux, toutes bêtes sauvages avec vous, bref tout ce qui est sorti de l’arche, tous les animaux de la terre. » (Genèse 9.8-10) Cette alliance interpelle la thèse de ceux qui persistent à soutenir que les animaux ne seraient créés que pour le profit de l’homme et seulement dans leurs rapports avec ce dernier. En effet, les animaux, en tant qu’alliés de Dieu, ont des droits encore plus positifs que ceux dont parlait le Cardinal Heenan. La notion de l’animal allié de Dieu a été trop négligé par les théologiens . Cette négligence est-elle la cause ou l’effet de l’anthropocentrisme judéo-chrétien ? L’anthropocentrisme judéo-chrétien est-il imputable à la Bible ou à ses lecteurs ? (cf. André Wenin « Humanité et animalité, in « Les animaux dans les religions », Revue Lumen Vitæ, septembre 1999, Bruxelles) Au vu de ce qui précède il semble que la négligence soit due à l’anthropocentrisme qui a trop duré. Elle est imputable non pas à la Bible mais à ses lecteurs.

 

L’ânesse de Balaam (Nombres 22.20-35) est célèbre car elle a parlé. Quand on évoque ce passage c’est, surtout, pour nous faire admirer la puissance de Dieu qui peut faire parler même les animaux. Parfois on veut bien ajouter que Dieu peut prendre même un animal à Son service. Mais, le plus souvent, on omet de poser ou de se poser les questions suivantes :

Comment se fait-il que l’ânesse puisse voir l’Ange du Seigneur ? N’est-elle donc pas dépourvue de perception spirituelle ?

Quand l’ânesse parle, pourquoi évoque-t-elle ses nombreuses années de bons et loyaux services ?

Pourquoi l’Ange du Seigneur prend-il la peine de dire à Balaam qu’il aurait épargné la vie de l’ânesse alors qu’il aurait tué Balaam ?

 

Ces questions semblent être gênants pour les tenants de la théorie de « l’âme matérielle » des animaux. Car

L’ânesse peut voir l’Ange du Seigneur parce qu’elle possède les modalités de l’être nécessaires à cette vision.

L’ânesse évoque les services rendus parce qu’elle est consciente du travail qu’elle effectue.

L’Ange du Seigneur prend la peine de dire qu’il aurait épargné la vie de l’ânesse parce que Dieu veut faire savoir qu’Il se soucie des animaux comme Il l’a fait savoir à Jonas pour les animaux de Ninive (cf. Jonas 4.11) Il est frappant de constater que, tant à Ninive qu’ici, les humains « ne distinguent pas leur droite de leur gauche ». Ici Balaam et les deux garçons qui l’accompagnent ne voient pas l’Ange du Seigneur tandis que l’ânesse le voit, elle. Le texte permet même de supposer que les deux garçons ne l’ont pas vu lorsque « le Seigneur ouvrit les yeux de Balaam »

 

Exode 20.8-10 et Deutéronome 5.12-14 sont des versets capitaux car ils font parti du Décalogue. « Tu te souviendras du jour du sabbat pour le sanctifier. Pendant six jours tu travailleras et tu feras ton ouvrage : mais le septième jour est un sabbat pour le Seigneur ton Dieu. Tu ne feras aucun ouvrage, toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’étranger qui est dans tes portes. » Les animaux sont tenus, eux aussi, d’observer « le jour du sabbat pour le sanctifier ». Ils sont mentionnés après la famille et les serviteurs mais avant l’étranger à qui l’on offre l’hospitalité ! Au vu de cette séquence on se demande comment ceux qui se réclament de la Bible ont toléré ou peuvent-ils encore tolérer qu’on donne aux animaux un statut d’objet ! L’animal doit sanctifier. En plus, il est nommé avant l’étranger à la famille. Comment l’animal peut-il alors être considéré comme un objet ? Un objet peut-il sanctifier ? Peut-il être appelé avant l’hôte qui est un être humain ?

 

Exode 13.1-2 confirme et accentue la notion que les animaux ne sont pas des objets en ler conférant le titre « d’enfants d’Israël » !

Voici trois versions différentes de ces versets :

La Traduction œcuménique de la Bible (T.O.B)/ « Le Seigneur adressa la parole à Moïse : ″consacre-moi tout premier-né ouvrant le sein maternel, parmi les fils d’Israël, parmi les hommes comme parmi le bétail. C’est à moi. ″ »

La Traduction du Rabbinat français : « L’Eternel parla à Moïse à ces termes : ″Consacre-moi tout premier né, toutes prémices des entrailles parmi les enfants d’Israël, soit homme soit animal : c’est mon bien.″ »

La Bible de Jérusalem : « Yahvé parla à Moïse et lui dit : ″Consacre-moi tout premier né, prémices du sein maternel, parmi les Israélites. Homme ou animal, il est à moi.″ »

La lecture de ces trois versions nous montre que les animaux d’Israël sont considérés comme « des enfants d’Israël ». Pourquoi alors les religions du Livre refusent-elles de reconnaître aux animaux la qualité de personnes ? Il est étrange de nier l’existence des doits d’individus qui non seulement étaient sujets de la loi mosaïque et participaient à la pénitence des hommes, mais de plus ils furent jugés dignes de la miséricorde divine. (Cf. Jonas 3 et 4)

La Bible montre que l’homme et l’animal sont unis par un lien fraternel. « Leur origine et leur manière de finir sont communs ( Ecclésiaste 3.19 ; Isaïe 40). Ils vivent ensemble. Tantôt c’est l’homme qui aide l’animal (Noé) ; tantôt c’est l’animal qui aide l’homme (Nombres 2.22-35 ; 1 Rois 17.6 ; Jonas 2 ; Job 38.39-40 ; 40.15-41.26). Ils reçoivent ensemble les bienfaits de Dieu (Psaumes 104.27 ; 147.9). Les animaux chantent comme les hommes les louanges du Créateur (Psaumes 148.7-10 ; Isaïe 43.20). La Rédemption ne concerne pas seulement l’homme mais aussi les animaux (Romains 8.19-22). Enfin le Christ est identifié à un agneau (Jean ; Actes ; 1P ; Apocalypse) ». (″Vocabulaire de Théologie Biblique″, Ed. du Cerf, Paris, 1991, p.27) Ici nous sommes au cœur même du mystère de la souffrance de l’innocent. La clé du mystère est donnée par l’Apocalypse qui « établi un contraste saisissant entre la faiblesse de l’Agneau immolé et la puissance qui lui confère son exaltation au ciel ». (id.) Jérémie et Isaïe avaient déjà prophétisé en ce sens. Nous avons la clé. Serions-nous capables d’ouvrir la porte ?

 

Cet article est tiré du chapitre « Le Fondement biblique » de l’opuscule de Jean Nakos « Plaidoyer pour une Théologie de l’Animal », Editions artisanales Cécile de Ramaix, Lyon 2001. Copyright : Jean Nakos 2001

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