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02/03/2013

POURQUOI CAVANNA EST-IL DEVENU ATHEE?

 Association catholique pour le respect de la création animale NOTRE-DAME DE TOUTE PITIE, c/o Mme Elisabeth Depré, Résidence "Les Jardins de la Côte Fleurie", route de Dives, 14640 Villers sur Mer, France  Tél.: 00 33 (0)2 31888105 - Courriel: depre.elisabeth@wanadoo.fr - Site Internet: www.nd-toute-pitie.fr .

 

POURQUOI CAVANNA EST-IL DEVENU ATHÉE?

Le fondateur de "Hara-Kiri", de "Charlie Hebdo", l'écrivain, la personnalité bien parisienne François Cavanna n'était pas toujours un athée "militant". Il n'était même pas athée du tout. Quand il était jeune, Cavanna était un catholique croyant et pratiquant. Mais qu'est-ce qui l'a changé de façon si radicale? Pourquoi et comment ce croyant s'est-il transformé en athée "militant"?

À ces questions,Cavanna donne la réponse suivante: Dans son entourage, les gens, chrétiens pratiquants, aimaient bien manger du civet de lapin. Pour que ce plat soit plus appétissant, on pendait le lapin vivant par les pieds, on lui crevait un œil, on laissait l'animal se vider de son sang pour ensuite le collecter et préparer ainsi la sauce du civet. L'agonie des lapins mourants a marqué à jamais Cavanna. Il a même écrit un livre intitule "l'œil du lapin".

Cavanna ne pouvait pas comprendre comment Dieu et l'Église toléraient cette monstrueuse cruauté. Résultat? Il a perdu la foi et il a quitté l'Église.

Pourquoi Dieu tolérait-il le mal? La question du bien et du mal est particulièrement complexe et la réponse n'est pas facile. Cependant plusieurs théologiens connus pour leur compassion active envers les humains et les animaux, l'ont traité sans predre la foi. Par exemple le pasteur Wilfred Monod, le père de Théodore Monod (cf. Wilfred Monod, "Le problème du Bien, Essai de théodicée et Journal d'un pasteur", Alcan, Paris 1934 - ouvrage très volimuneux). Mais si l'on peut admettre que malgré l'existence du mal dans le monde, le Créateur est miséricordieux et compatissant (c'est  ce qu'affirme la foi chrétienne) on ne peut pas accepter que les Églises tolèrent le mal et qu'elles ne le condamnent pas. Le curé de la paroisse de Cavanna était certainement au courant de cette mise à mort particulièrement cruelle du lapin. Pourquoi ne la condamnait-il pas? Comment ne voyait-il pas que de membres de son troupeau étaient si heurtés par l'ignoble cruauté que d'autres "fidèles" infligaient aux pauvres lapins? Comment ne voyait-il pas qu'à cause de cette inutile cruauté des goinfres l'Église était en train non seulement de perdre des ouailles mais aussi de faire des athées et de se faire des adversaires? Et pour un Cavanna qui explique haut et fort pourquoi il a quitté l'Église, combien d'autres n'ont-ils pas suivi le même chemin por les mêmes raisons, en silence?

Il est écrit dans la Bible: "Le juste a le souci du bien-être de ses bêtes; mais les entrailles des méchants ne connaissent pas la pitié." (Proverbes 12.10). L'indifférence et la tolérance actuelles des Églises francophones envers la maltraitance des animaux, surtout envers la maltraitance structurelle organisée en grande échelle, sont parmi les causes de la désertion des églises (le Bouddhisme et le Jaïnisme ont récupeté beaucoup d'ex-chrétiens sensibles à la souffrance animale). Mais beaucoup d'ecclésiastiques ne veulent ou ne peuvent pas le comprendre. C'est ainsi qu'on fabrique des athées. C'est ainsi qu'avance la sécularisation de nos sociétés.

J.N

 

PRÊTRES ET PROTECTION ANIMALE

Depuis sa fondation en 1969, l'association catholique pour le respect de la création animale NOTRE DAME DE TOUTE PITIÉ  (www.nd-toute-pitie.fr) a bénéficié de l"encouragement, de l'appui, et des conseils de dizaines sinon de centaines de prêtres. Une cinquantaine d'ecclésiastiques sont devenus des membres effectifs. Parmi eux, le plus haut placé dans l'hiérarchie de l'Église est Mgr Brand, archéveque émérite de Strasbourg, qui, en 1999, a bien voulu faire partie du comité d'honneur de l'association.

Dans le No 173 (juillet 2012) du bulletin de NDTP "Bêtes et Gens devant Dieu", le président Jean Gaillard entame une serie d'articles pour faire connaitre ces prêtres. Nous publierons ici aussi ces articles - toujours avec l'autorisation de M. Gaillard, directeur de publication de "Bêtes et Gens devant Dieu", au fur et à mesure de leur parution. J.N

LES PRÊTRES DE NOTRE-DAME DE TOUTE PITIÉ

On reproche souvent aux prëtres de ne pas aimer les animaux. Ce reproche n'est pas nouveau. Déjà dans les années 1960, l'Abbé Jean Gautier tentait d'y répondre (dans "Un prêtre se penche sur les animaux"). Il fait remarquer que l'attitude des prêtres à l'égard des animaux n'est pas originale et refléte celle de la population dans son ensemble. Il distingue trois groupes: ceux qui n'aiment pas les animaux, ceux qui sont indifférents envers eux, ceux qui les aiment. Et il reconnait loyalement que la majorité des prêtres se rangent dans le second group, celui des indifférents; en particulier la plupart refusent de voir un lien entre le monde animal et la religion, réservée au monde humain. Nous savons tous que cette attitude répandu dans le clergé est déplorée par les personnes qui défendent les animaux et en éloigne beacoup de l"Église.

Je pense que les prêtres qui se soucient des animaux sont plus nombreux qu'on ne le croit. La difficulté est que beaucoup d'entre eux n'osent pas exprimer leur sentiment en public, justement en raison de l'idée dominante dans les milieux chrétiens suivant laquelle la religion ne concerne pas les animaux. Dans ce numéro de notre petit bulletin et les suivants, je voudrais parler des prêtres qui n'ont pas hésité à montrer clairement leur souci des animaux. Il est important de pouvoir donner des exemples concrets autour de nous.

Une photo montre le Père Louvet dans les années 1960, célèbrant la messe avec son petit chien sous l'autel. Cette photo semble bien illustrer cette catégorie de prêtres. Sauf quelques exceptions, je me limite au cas de la France. Et je parlerai surtout de ceux qui ont adhéré à notre association, une cinquantaine depuis sa fondation

Pour commencer il convient de citer ceux qui ont écrit un livre pour rappeler aux catholiques leurs devoirs envers les animaux.

Deux precurseurs d'abord:

Au milieu du XIXe siècle, l'Abbé Guillaume Chardin. Son livre "Roi et non tyran" étudie ce que doit être l'homme dans ses relations avec les animaux.

Dans la première moitié du XXe siècle, Mgr Henry Bolo, un prélat du diocèse de Blois. Dans une brochure "Les animaux et le devoir chrétien" il reffute les affirmations de ceux qui prétendent qu'on a le droit moral de traiter les animaux n'importe comment.

Le plus connu des prêtres qui ont écrit en faveur des animaux est incontestablement l'Abbé Jean Gautier, du diocèse de Paris, décédé en 1989 à l'âge de 90 ans. Il a été pendant des nombreuses années directeur du seminaire de Saint-Sulpice, et c'est pendant cette période qu'il a écrit les deux livres qui ont marqhé notre époque. Plusieurs fois réédités et traduits en diverses langues, ils l'ont rendu célèbre et mis en rapport avec des personnes des cinq continents.

- "Un prêtre et son chien (1955)

- "Un prêtre se penche sur les animaux" (1965)

L'Abbé Gautier a été aussi longtemps administrateur de l'Association Française de Défense des Animaux (AFDA), qui a depuis fusionné avec la Brigade de Défense des Animaux pour former la Fondation Assistance aux Animaux. Lors des assemblées générales, il parlait souvent du devoir chrétien de proteger les animaux.

À la même époque,un autre prêtre, lAbbé Marcel Lévêque a publié "Mon frère, le chien", mais son ouvrage a été beaucoup moins répandu. Je ne sais rien de lui, même pas de quelle diocèse il était. N"hésitez pas à me donner des renseignements à son sujet si vous en avez.

Par contre le Père Guy Gilbert est bien connu pour son œvre de rééducation des jeunes délinquants. Il n'hésite pas à dire qu'il aime aussi les animaux. Et comme il anime des émissions sur KTO et Radio Notre-Dame, c'est surtoutn sur les ondes qu'il prend leur défense. En 2010, Il a écrit un petit livre "La magie des animaux".

Nous devons une reconnaissance particulière à des prêtres qui ont activement soutenu l'association Notre-Dame de Toute Pitié. Commençons par les deux qui étaient présents lors de sa fondation le 30 janvier 1969.

Le Père Yves Le Corvec et le Chanoine Bernard Calle

Le Père Le Corvec a été le premier prêtre à encourager l'initiative de Margueritte Prestreau. À cette époque déjà âgé, il exerçait la fonction d'aumônier à l'Institution Notre-Dame de Vincennes, un établissement secondaire pour filles tenu par des religieuses. C'est lui qui a composé la prière que nous récitons chaque année pour la fête de Saint François d'Assise. Mobilisé pendant la prémière guerre mondiale, il avait pris part à la terrible bataille de Verdun en 1916: c'est sa section qui a été chargée de reprendre aux allemands le Fort de Vaux; et ils ne furent que deux à sortir vivants de cette action. J'ai toujours admiré que de telles horreurs n'aient pas fermé le cœur de cet homme mais l'aient au contraire ouvert à toutes les souffrances humaines et animales.

Né en 1909, le Chanoine Bernard Calle, dont les anciens parmi vous se souviennent bien, était alors Maître des Cérémonies à Notre-Dame de Paris. À ce titre, il eut souvent l'occasion de rencontrer des personnalités dans les cérémonies officielles à Notre-Dame et accuellit plusieurs fois le Général de Gaulle. C'est lui qui dirigait la liturgie de la messe célébrée par le Pape Jean-Paul II lors de sa venue en France en 1982 et à laquelle assistait le Président de la République. Il a été le premier Président de notre association et l'est resté jusqu'à sa mort  en 1986: la réunion de fondation de Notre-Dame de Toute Pitié s'est tenue dans son appartement. Il connaissait beaucoup de monde dans les milieux religieux et même civils. Ses contacts nous ont souvent rendu service, et personnellement j'ai largement profité de son expérience. Il était encore aumônier des Chevaliers du Saint-Sépulcre.

Monique, la gouvernante du Chanoine Calle, aimait aussi les animaux. Très vite, des chiens et surtout des chats trouvèrent refuge dans l'appartement qu'ils occupaient juste en face de Notre-Dame. Mais il n'était évidemment pas possible d'accueillir tous les chats qui erraient dans le square derrière la cathédrale. Cependant le Chanoine Calle obtint qu'on amenage pour eux un coin de jardin prive des chanoines, où ils pouvaient trouver un abri; et c"est là que Monique allait les nourrir chaque jour. La télévision a fait une fois un reportage sur "Les chats de Notre-Dame". À la mort du Chanoine Calle, aucun autre chanoine n'a désiré continuer son œuvre. Monique a emmené en province, en Loire-Atlantique, tous les chats, ceux de l'appartement et ceux du jardin. Le beau symbole  des "Chats de Notre-Dame" a malheureusement disparu.

Je tiens aussi à évoquer deux autres prêtres:

Le Père Jean-Dominiqie Bourinet et le Père Ronald Cosic.

Le premier est franciscain et a très vite rejoint notre association. Il résidait alors au couvant de Fontenay-sous-Bois dans le Val-de-Marne; c'est la raison pour laquelle au début le siège social a été fixé pendant quelques années à Fontenay, avant d'être transféré au couvent parisien de la rue Marie-Rose. Il participait à nos activités; et à plusieurs reprises il nous a accueillis à Fontenay pour une journée de réflexion. Maintenant âgé, il est retiré en Vendée, et la maladie ne lui permet pas de venir à nos réunions.

Quant au second, ce n'est pas la peine de le présenter. Vous le connaissez tous: nos adhérants de la region parisienne le rencontrent et ceux de la province le voient au mons en photo dans notre bulletin. Rappelons seulement que d'origine croate, il est venu en France encore enfant et a été ordonné prêtre pour le diocèse de Nanterre. Après le décès du Chanoine Calle, il est devenu l'aumônier de Notre-Dame de Toute Pitié; et c'est grâce à lui que nous pouvons avoir toujourd la présence d'un prêtre lors de nos diverses manifestaations. En particulier il nous a très souvant accueillis dans ses paroisses successives pour la fête de saint François: Montrouge, Châtillon, Meudon. Et c'est encore lui qui préside nos célébrations quand nous le fêtons dans une autre paroisse.

Comme le Chanoine Calle, le Père Cosic recuille depuis longtemps des chats abandonnés; il en a toujours eu plusieurs dans son presbytère. Cet amour des animaux lui vaut d'être connu dans les milieux de la protection animal. Il a été sollicité plusieurs fois pour une émission de télévision, ou un reportage dans des revues. Á 75 ans, il vient d'être mis en retraite, une retraite très relative puisq'il continue à assurer les services religieux à Saint-Jeanne-s'Arc du Val à Meudon. (à suivre)

 Jean Gaillard 

www.nd-toute-pitie.fr

Courriel: depre.elisabeth@wanadoo.fr

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CATHOLIQUES ET PROTECTION ANIMALE

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PRIÈRE DE L'ASSOCIATION NDTP

Dieu, Père Tout-Puissant, Tu as créé le ciel, la terre 
et les eaux avec tous les animaux qui s'y meuvent.
Toi dont le Fils a tant parlé des brebis, du pasteur qui les 
connaît toutes par leur nom et que les brebis 
connaissent et suivent sans peur, 
qui a donné en exemple les oiseaux du ciel qui ne sèment ni 
ne moissonnent parce qu'ils ont confiance en ta bonté,
 et qui fit une entrée triomphale 
monté sur le petit d'une ânesse.
Toi dont le serviteur François prêchait aux poissons et aux 
oiseaux et convertissait les loups.
Nous te prions pour toutes les bêtes qui sont nos compagnes 
au cours de notre pèlerinage terrestre.
Dieu dont la gloire chante dans toute ta création, aide-nous à 
être bons envers les animaux, à éviter toute cruauté.
Dans l'espérance de ton Royaume, où nous chanterons 
éternellement ta gloire avec les mille voix de ta création. Amen

Père Yves LE CORVEC

 

 

 

Imprimatur

 

Paris, le 28 décembre 1981

 

P. Fagnel, v.é

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