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24/09/2015

-CHRISTIANISME ET SACRIFICES D'ANIMAUX-

 

CHRISTIANISME ET SACRIFICES D' ANIMAUX

"Prends garde à tes pas quand tu vas à la maison de Dieu: approcher pour écouter vaux mieux que le sacrifice offert par les insensés mais ils ne savent pas qu'il font le mal." (Ecclésiaste 4.17)

Le christianisme rejette les sacrifices rituels d'animaux. Jesus Christ par Son propre Sacrifice à aboli cette coutume.

Il est significatif que saint Jean Baptiste voit en Jésus Christ "l'agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde". L'Apôtre et Evangéliste saint Jean le Théologien voit en Lui "un agneau comme égorgé". Pour l'Apôtre Pierre, Jésus Christ est "un agneau sans repproche et sans tache". Isaïe prophétise en le comparant à un "agneau qu'on mène à la boucherie". Le christianisme vit sous le signe de l'Agneau. Mais est-ce que nous comprenons, est-ce que nous nous préoccupons de comprendre ce qui se cache derrière ce signe?

La position explicite du christianisme a été proclamée dans l'Epître aux Hébreux:

«N'ayant, en effet, que l'ombre des biens à venir, non la substance même des réalités, la Loi est absolument impuissante, avec ces sacrifices, toujours les mêmes que l'on offre perpetuellement d'année en année, à rendre parfaits ceux qui s'approchent de Dieu. Autrement, n'aurait-on-pas cessé de les offrir puisque les officiants de ce culte, purifiés une fois pour toutes, n'auraient plus conscience d'aucun péché? Bien au contraire, par ces sacrifices eux-mêmes, on rappelle chaque année le souvenir des péchés. En effet, du sang de taureaux et de boucs est impuissant à enlever des péchés.

C'est pourquoi, en entrant dans le monde, le Christ dit: "Tu n'as voulu ni sacrifice ni oblation; mais tu m'as façonné un corps. Tu n'as agrée ni holocaustes ni sacrifices pour les péchés. Alors j'ai dit: Voici, je viens, car c'est de moi qu'il est question dans le rouleau du livre, pour faire, ô Dieu, ta volonté*."

Il commence par dire: "Sacrifice, oblations, holocaustes, sacrifices pour les péchés, tu ne les a pas voulus ni agrées " - et cependant ils sont offerts d'après la Loi -, alors il déclare: "Voici, je viens pour faire ta volonté." Il abroge le premier régime pour fonder le second. Et c'est en vertu de cette "volonté" que nous sommes sanctifiés par l' "oblation" du "corps" de Jésus Christe, une fois pour toutes.

Tandis que tout prêtre se tient debout chaque jour, officiant et offrant maintes fois les mêmes sacrifices, qui sont absolument impuissants à enlever des péchés, lui, au contraire, ayant offert pour les péchés un unique sacrifice, "il s'est assis pour toujours à la droite de Dieu" attendant désormais que "ses ennemis soient placés comme un escabeau sous ses pieds**." Car par une oblation unique il a rendu parfaits pour toujours ceux qu'il sanctifie.

Or l'Esprit Saint lui aussi nous l'atteste; car après avoir déclaré: "Telle est l'alliance que je contracterai avec eux après ce jour-là, le Seigneur dit: Je mettrai mes lois dans leur coeur et je les graverai dans leur pensée. Ni de leurs péchés, ni de leur offenses, je ne me souviendrai plus.***"

Or là où les péchés sont remis, il n'y a plus d'oblation pour le péché.» (Epître aux Hébreux 10.1-18)

(* Citation de Psaumes 40.7-9 (LXX)
** Citation de Psaumes 110.1
*** Citation de Jérémie 31.33-34; cf 8.8-12)

Il faut rappeler que déjà les Prophètes avaient proclamé que Dieu n'a pas demandé de rites sacrificiels car "Dieu n'a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants". (Sagesse 1.13)
Relisons ces textes:
Isaïe 1.11-13
Jérémie 6.20
Jérémié 7.21-24
Oséé 7.6
Osée 8.13

Dans ce contexte, il faut prendre en considération Isaïe 11.6-9. Le prophète nous dit clairement combien il porte son désir vers les temps messianiques quand les hommes et les animaux vivront de nouveau en paix et en armonie, sans s'entre-tuer et sans manger l'un l'autre. Exactement comme Dieu l'a voulu à l'origine (cf. Genèse 1.29-30)

Ce passage d'Isaïe indique que les prophètes ne demandaient pas uniquement une religion moins rituelle et plus sociale. Isaïe 11.6-9 enlumine toute l'étendue de leur idéal de paix entre toutes les espèces. Et le dernier verset ("on ne fera plus de mal ni de violence sur ma montagne sainte...") confirme que les prophètes demandaient effectivement l'abolition des sacrifices d'animaux.

Quand est-ce que nous allons, enfin, comprendre, comme le dit le poète, que le Sauveur:
"Aime précisement ceux que personne n'aime,
Aime ceux à qui tous vous jetez l'anathème,
Ceux dont l'obscurité fait dédaigner les maux.
Aime les pauvres gens, les pauvres animaux,
les humbles chiens battus, les tristes petits ânes,
les publicains, les péagers, les courtisanes!"
(Edmond Rostand, "la Samaritaine")

J.N

Ce texte modifie le chapitre "Les sacrifices" du livre de Jean Nakos "Les chrétiens et les animaux", Editions artisanales Cécile de Ramaix, Lyon 1996, Copyright Jean Nakos 1996

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LA GRANDE LACUNE DE L'ÉTHIQUE SELON A. SCHWEITZER

Albert Schweitzer  http://lechristianismeetlesanimaux.blogs.lalibre.be/archi..., Médecin, philosophe, théologien, organiste de rénommée mondiale, musicologue-spécialiste de Bach. Prix Nobel de la Paix 1952 pour son action humanitaire prolongée au Gabon, pasteur luthérien.

"La grande lacune de l"éthique jusqu'à présent est qu'elle croyait n'avoir affaire qu'à la relation de l'homme à l'égard des humains.  Mais en réalité il s'agit de son attitude à l'égard de l'univers et de toute créature qui est à sa portée. L'homme n'est moral que lorsque la vie en soi, celle de la plante et de l'animal aussi bien que celle des humains lui est sacré; et qu'il s'efforce d'aider dans la mesure du possible toute vie se trouvant en detresse. Seule l'éthique universelle du sentiment de la responsabilité élargie, étendue à tout ce qui vit, peut se fonder solidement sur la pensée. L'éthique du comportement de l'homme envers les humains n'est qu'un fragment d'éthique [...]

Attaché comme je suis depuis ma jeunesse à la cause de la protection des animaux, j'éprouve comme une joie particulière que l'éthique universelle du respect de la vie montre dans la pitié envers les créatures, si souvent raillée comme une attitude sentimentale, une obligation réelle, à laquelle l'homme pensant ne peut se soustraire. Jusqu'ici l'éthique était demeurée ou incompréhensive ou perplexe devant le problème de l'homme en face des autres êtres. Alors même qu'elle approuvait la pitié envers les créatures, elle ne lui accordait pas de place dans l'éthique, parce que la morale n'était centrée que sur le comportement de l'homme envers son prochain.

Quand arriverons-nous à obtenir que l'opinion publique ne tolère plus de réjouissances populaires consistant à maltraiter les animaux? L'éthique née de la pensée n'est donc pas "raisonable" mais irrationnelle et enthousiaste. Elle ne trace pas autour de un cercle de tâches judicieusement délimitées, mais charge l'homme de la responsabilité de toute vie qui est à sa portée et le contraint à se dévouer à elle."

Albert Schweitzer, "Ma vie et ma pensée"

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AINSI PARLAIT LE CARDINAL MANNING

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LE PARADIS A LA PORTE

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LA BIBLE ET LES ANIMAUX

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ANDREW LINZEY, THÉOLOGIE ANIMALE"

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